Royaume d'Araucanie et de Patagonie


Destitution de Rodriguez-Luz


 

La destitution de monsieur Frédéric Rodriguez-Luz avait rencontré une très large, presque totale approbation parmi les membres du Royaume d'Araucanie et de Patagonie ainsi que parmi ceux d'Auspice Stella.

Les activités continuaient comme en témoignent la parution des numéros 4 et 5 de notre journal La Couronne d'Acier ainsi que la réunion à Limoges de nos amis du Sud-Ouest. Et bien entendu la fete de la Sainte Rose de Lima à Tourtoirac qui était un grand succès avec la réapparition de nombreux membres qui s’étaient éloignés dans le passé. Des réunions avaient lieu à Paris ainsi qu'à Tourtoirac.

Cependant quelques rares voix se sont levées au Royaume-Uni, très loin de ce qui se passait en France, prétendant que cette destitution était anticonstitutionnelle.

Nous avions déjà eu la même situation lors de l'élection du Prince Antoine IV et la suite à bien prouvé qu'à l'époque tout à été fait en parfait accord avec la constitution comme c'est également le cas cette fois-ci.

Que c’était-il passé ?

Depuis le Manifeste du 26 avril 2018 de Monsieur Rodriguez-Luz, publié suite à son élection au trône d’Araucanie et de Patagonie, aucun point n'a été réalisé, ni même une initiative pour un début de travail. La promesse de réaliser un armorial faite 3 ans avant son élection et qui faisait partie des raisons du choix de ses électeurs est restée au projet de couverture présentée déjà en 2015.

Malgré de nombreuses sollicitations, en cinq ans il n’a jamais organisé de réunions des Conseils du Royaume. Plus grave, il s’est totalement désintéressé du peuple Mapuche, ne daignant même pas de saluer la mémoire du cacique Lorenzo Salvador Cejas Pincén, vénérable Conseiller du Royaume, mort à 83 ans en 2021.

Au contraire, monsieur Rodriguez-Luz s'est retiré sur soi-même, procédant à la nomination de personnes – au profil parfois assez étonnant et jusque-là tout à fait étrangères à la vie de l’Araucanie – sans aucune concertation.

Au-delà du cercle des cadres du Royaume, lors des festivités de la dernière Sainte Rose de Lima, en août 2022, à Tourtoirac, son comportement a profondément choqué l’ensemble de l’assistance en décorant une personne sans la moindre raison ni aucun mérite quelconque.

Ainsi, non seulement Frédéric ne tint aucun compte du désappointement des sympathisants, mais il prit ombrage des remarques justifiées qu’on lui faisait. Tant et si bien que, à sa seule initiative, les relations en vinrent à se dégrader avec les institutions du Royaume et leurs membres et son comportement faisait s'éloigner de plus en plus de membres.

Les plus spectaculaires départs étaient ceux du Chancelier et trésorier ainsi que du président d'Auspice Stella.

Sentant le mécontentement monter, monsieur Rodriguez-Luz, sans en avertir qui que ce soit, publiait alors le 13 mars un communiqué sur les réseaux sociaux en indiquant qu'il allait se retirer pendant 6 mois, ce qui annulait de fait le dîner d'anniversaire prévu le 29 avril ainsi que la fête de la Sainte Rose de Lima du mois d’aout.

Cette publication fut reçu avec stupeur, les médias parlant de coup d'Etat . Voulant dès alors ne gouverner que par décret, sans tenir compte des avis du Conseil d’Etat ni du Conseil du Royaume, nécessaires dans une monarchie constitutionnelle, il s’agissait alors d’une claire violation de la Constitution, voire même d’un réel Coup d’Etat.

Mais plus grave, il accusait sans la moindre preuve des membres des conseils d'être hostiles au Peuple Mapuche.

Un mémorandum des plus anciens membres des Conseils, membres déjà chargés par le Prince Philippe du règlement de sa succession, a été adressé immédiatement aux autres conseillers, demandant conseil et envisageant une éventuelle destitution.

Notamment les conseillers Mapuche confirmaient par un message leur soutien.

Cependant quelques jours plus tard, après concertation avec monsieur Rodriguez-Luz, un revirement, probablement à cause de promesses de titres et de fonctuions, a eu lieu et un communiqué Mapuche demandait l'exclusion des membres en question, dont on ne connaissait pas l'identité.

D'ailleurs quelques jours plus tard, des titres et fonctions importants ont été largement accordés. (2 présidents, deux vice-présidents, une chancelière, un chancelier, un comte, une baronne et 2 ducs et 2 duchesses, le tout pour les 5 supporteurs restants )

Cinq membres des Conseils lui répondaient en demandant, sous contrôle des conseillers Mapuche, de fournir les preuves pour ses accusations devant un tribunal d'honneur.

Ce à quoi monsieur Rodriguez-Luz, par décret royal n° 2023/02 du 21 mars 2023, au mépris de la Constitution de 1860, prononçait alors la destitution de quatre membres sans explications ni justifications. Ceci bien entendu dans l’espoir de pouvoir rendre impossible une destitution de lui-même qu’il craignait.

Il est à signaler que ce decrèt, avec une signature apocryphe, n'a été publié que sur les réseaux sociaux sans avoir été communiqué officiellemnt aux intéressés.

La justification arrivait une année plus tard par une déclaration du 28.4.2024 mensongère faite par Mme Nina Dean Saleh-Ahmet, prétendant que Rodiguez-Luz aurait entendu des propos discriminatoires par les conseillers dans un cadre privé.

Comme ces 4 conseillers ne se sont pas vus ensemble depuis mars 2017, le mensonge a été immédiatemeent révélé.

Mais Mme Dean Saleh-Ahmet ne relachait toujours pas et essayait de couvrir son premier mensonge par un deuxième.

Explicant cette fois-ci qu'il ne s'agissait pas d'une rencontre privée, mais des paroles entendues personnellement par Rodriguez-Luz autour du mois d'aout 2022, c'est-à-dire lors de la Sainte Rose de Lima. Elle joignait une déclaration du 12 avril 2024 , faite par le "chancelier" J.-P. Wilson.

Là aussi l'évidence du mensonge sautait immédiatement aux yeux, car aucun des membres incriminés n'était présent à la Sainte Rose de Lima 2022, Olivier Levy ayant vu Rodriguez-Luz la dernière fois en mars 2019, MM Andersen et Werba en aout 2019 et M Pohland en aout 2018.

L’exclusion de ces quatre membres était un deuxième acte strictement anticonstitutionnel, car l'article 17 de la constitution est très clair : "les conseillers du Royaume sont nommés à vie; mais ils peuvent être destitués par le roi, pour crimes, attentats et complots....."

Non seulement les raisons n’étaient pas données mais un décret royal valant force de Loi, celui-ci pour être valable, doit être promulgué par le Conseil du Royaume, conformément à l’article 22 de la constitution, ce qui évidemment ne fût pas fait. Ce décret n’était de ce fait nul et non avenu et les membres exclus pouvaient donc continuer à exercer pleinement leurs fonctions.

Au vu de ce qui précède il était clair que les manquements répétés et surtout les actions anticonstitutionnelles ne pouvaient alors qu'à aboutir à la destitution, afin de revenir à un bon fonctionnement du Royaume et d'Auspice Stella, surtout que monsieur Rodriguez-Luz et son entourage s'est efforcé de lancer un torrent de calomnies et de menaces personnelles sur les personnes qui lui résistaient.

La destitution n'était cependant pas prévue dans la constitution d'Orelie-Antoine, mais celui-ci se basant sur le fonctionnement du Conseil des Anciens du Peuple Mapuche, avait donné le pouvoir au Conseil du Royaume de régler tout ce qui n'est pas prévu par la constitution voir même de la modifier.

Ce qui fût fait à plusieurs reprises, la dernière fois en 2016 par un addendum transformant le Royaume en une monarchie élective.

Une monarchie élective peut être à vie ou à durée déterminée, mais en tout cas inclut automatiquement la possibilité de la destitution, tous les documents traitant de ce sujet sont unanimes avec ceci.

À cet égard, l’Histoire nous donne de nombreux exemples, d’Henri de Valois, souverain élu de Pologne, au doge de Venise qui pouvait être déposé par le Conseil des Dix.

C'est pourquoi le Président du Conseil du Royaume, sa révocation étant anticonstitutionnelle et nulle et non-avenue, a convoqué le 28 mars en bonne et due forme les membres des Conseils pour une réunion officielle des deux conseils le 12 avril à Paris, afin de décider des suites à donner au comportement de monsieur Frédéric Rodriguez-Luz.

Des 12 membres convoqués, 3 étaient présents, 4 ont donné des pouvoirs, 1 s'était exprimé auparavant par écrit contre une destitution, 1 à juge auparavant par écrit la réunion comme illégale, 1 a signalé par écrit qu'il ne voulait pas s'exprimer et 2 sont restés silencieux.

La destitution été votée à la majorité absolue des deux Conseils, réunis en Parlement, le 12 avril 2023, selon le principe énoncé par saint Thomas d’Aquin dans son De Regno, "qu’une société a le droit de déposer le roi « qu’elle s’est donné, même à titre héréditaire, parce qu’en se conduisant en mauvais prince, dans le gouvernement de l’État, il a mérité que ses sujets brisassent le pacte d’obéissance".

A fortiori, une « royauté élective » implique encore plus indiscutablement la capacité pour les mandats de révoquer l’élu en cas de manquement grave au serment de respecter la constitution quil a preté solennellement.

A la vacance du trone s'ouvrait la période de régence et afin de remplir le vide le Conseil de Régence nommait, avec la même majorité, Monsieur Philippe Delorme, comme successeur, qui prenait comme nom de règne Philippe II, et ceci dans le strict respect de la constitution de 1860 et de son addendum de 2016.
Malheureusement, téléguidés par Monsieur Rodriguez-Luz, de nombreux détracteurs s’attaquaient au Prince Philippe II en privé et sur les réseaux sociaux. Craignant pour son avenir professionnel, au bout de dix jour il ne voyait comme seule issue que son abdication pour stopper cet ouragan de calomnies.

Le trône devenant ainsi vacant, s’ouvrait alors une période de Régence dont le Président du Conseil du Royaume devenait Régent en fonction des dispositions de la constitution. Comme cependant le Président renonçait à cette tache à cause des accusations infondées lançées par Rodriguez-Luz contre lui, c’est alors que le Vice-Président du Conseil d’Etat devenait Régent.

Après une année, pendant laquelle toutes les activités du Royaume reprenaient leur cours normal, dans une situation apaiséé, le Conseil de Régence s’est réuni de nouveau le 6 avril 2024, afin d’élir un nouveau Prince. Le choix s’est porté sur Me Philippe Pichon, qui désormais mène le Royaume vers une nouvelle période de son existance.

Ainsi cette période pénible des cinq dernières années est arrivée enfin à sa fin et le soulagement général donne espoir à un meilleur avenir pour le Royaume d'Araucanie et de Patagonie et pour notre ONG Auspice Stella.


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